2024 – 2026
Les filles des abysses
Exposition en cours au sein de l’ancienne piscine de Mouscron
et à Saint-André-Lez-Lille au Zeppelin.
Bientôt plus d’images…

Avec Les filles des abysses, Virginie Gallois entraîne le regard dans un monde sous-marin à la fois merveilleux, troublant et menacé. Sirènes gardiennes des profondeurs, poissons Argos aux yeux multiples, princesses-poissons, nodule polymétalliques, sacs plastiques métamorphosés en méduses ou en peau écailleuse. : L’exposition déploie tout un peuple d’êtres et de signes nés de l’observation, de l’imaginaire et de l’inquiétude.
Ces sirènes ne sont pas les figures maléfiques des récits anciens. Elles sont ici des présences protectrices, malicieuses, composées d’assemblage de poissons, de visages suggérés, de regards démultipliés. Elles observent, questionnent, veillent. Autour d’elles, les œuvres dessinent une fable écologique où l’émerveillement ne va jamais sans gravité.
L’exposition interroge aussi l’avidité humaine : celle qui pousse à racler les fonds marins pour en extraire des nodules polymétalliques, au risque de détruire des mondes encore largement inconnus. A Mouscron, dans l’ancienne piscine, tapis bleu cobalt, filets, arêtes dorées, écailles et grandes peintures composent une plongée visuelle dans les profondeurs et leur violences.
La pollution plastique traverse également toute la série. Virginie Gallois transforme sacs plastiques et déchets en créatures hybrides, entre méduses, fantômes marins et organismes mutants. Leur beauté étrange révèle une réalité inquiétante : le plastique est désormais partout, jusque dans les abysses.
Entre humour, poésie et dénonciation, Les filles des abysses proposent une immersion sensible dans un monde fragile, invisible et pourtant déjà menacé. Une invitation à regarder autrement la mer, ses habitants, et ce que nos gestes font disparaître.























































































































































